Ibid., XII
^4 M'. CORPET ET LES CONSTITUTlOîir^ELS
si Corpet était un indigne, pourquoi tant le regretter ? Il a livré ses lettres en 1798 ? Il ne l'a jamais nié ; il a même eu le courage d'aller ensuite les réclamer et de se les faire rendre k l'heure où une pareille démarche n'était pas sans danger. Son cas a été soumis au Presbytère de Paris dans la séance du 36 juin 1796 ^ et s'il n'en était pas sorti blanc comme neige, il n'en avait pas moins été absous et était devenu l'un des membres influents de ce même Presbytère. Jusqu'en 1800, les rédacteurs des Annales parlent de lui avec vénération comme s'ils ignoraient complètement ses tares ; mais du jour où il est rétracté, le voici dénoncé comme un infâme dont la défection ne peut qu'honorer l'église •constitutionnelle. Cette indignation avait tout au moins le tort d'arriver un peu tard.
Les administrateurs laïques de Saint-Gcrmainr Auxerrois n'avaient pas été unanimes pou r approuver le changement d'orientation décidé par le clergé : il y en -eut deux, sur douze, qui firent entendre des protestations ; stylés par les « évêques réunis », ils avaient <;ommencé une campagne pour prouver que leur curé n'avait pas le droit de quitter le parti constitutionnel -et surtout d'entraîner à sa suite une paroisse qui ne demandait qu'à rester sous la houlette pastorale de Royer. Les dix autres administrateurs, soutenus par la majorité des paroissiens, ne partageaient pas ce sentiment et l'opinion fut saisie par le moyen de bro- <;hures de polémique où tout ce que l'on peut inventer