I. Vie de M. Emery (par M. Gosselin
a. « Il arrive journellement à Paris des jeunes gens qui se « destinent à l'état ecclésiastique. Ils sont reçus dans une espèce « d'établissement en forme de séminaire, dirigé par les anciens (( Sulpiciens. lis sont en ce moment au nombre de /|5. Les « autres prêtres (les constitutionnels, sans doute ?) regai*dent « cet établissement comime prématuré et croient bien que la « direction du futur séminaire ne sera pas conflée aux anciens « prêtres de Saint-I^ulpice qu'ils regardent comme des ultranjon- « tains renforcés et les plus grands ennemis de l'église gallicane. » (Arch. Nat., F'^ 383o, Zi brumaire an X). , . .
RÉTABLISSEMENT DU SÉMINAIRE lOI
par Tabbé J.-6. de Sambucy, qui, au lendemain de la Terreur, était attaché, avec son frère Antoine, k la paroisse de Saint-Sulpice ^. La piété, Thumilité, l'assiduité au travail du jeune clerc avaient fait faire à M. Émery cette prédiction, qui s'accomplit vingt ans après : « Ce sera un jour un grand prélat dans TÉglise de Dieu 2 f «
En 1800, les séminaristes assistaient aux offices dans réglise de Saint-Jacques, leur paroisse, mais M. de Pancemont les réclama pour la chapelle des Carmes ^ ; ils s'y rendaient chaque dimanche , et, revêtant k la sacristie le costume ecclésiastique, contribuaient par leur présence et leur chant à la solennité des offices ; puis ils allaient faire le catéchisme dans une petite chapelle qui ouvrait sur la cour d'entrée et qui a été démolie lors des prétendus embellissements du couvent sous Napoléon III. C'est dans cette chapelle aussi que M. Frayssinous inaugura les fameuses conférences qui, transportées à Notre-Dame par le P. Lacordaire, eurent l'influence que nous savons sur le renouvellement religieux de Paris. Ces conférences étaient souvent dialoguées, suivant un genre qui n'est pas aussi nouveau que l'ont prétendu des critiques superficiels ; c'était M. Dubois, ancien Lazariste, qui les avait mises à la mode dans l'église des Minimes. L'interlocuteur habituel de M. Frayssinous était l'abbé Clausel de Coussergues qui, plus tard, fut vicaire général
k. Vie de M. Emery, II, 7.