B. HT, G53 et
2. C'est ainsi qu'il fui procédé après la chute de Napoléon à l'égard ,du cardinal Fesch, archevêque de Lyon ; Louis XVIIT avait demandé qu'il fut dépossédé de son siège, mais Pie VII s'y refusa et chargea seulement un archevêque in partibus, Mgr de Pins, d'administrer le diocèse de Lyon à la place du cardinal, qui s'était fixé à Ronie.
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mer les nouveaux évêques, cette demande eut pour résultat de faire sortir du vague une question qui ne tarda pas à primer tontes les autres et qui fut, jusqu'à la fin, la pierre d'achoppement de tout accommodement.
Le Premier Consul veut nommer les évêques ? En vertu de quel droit ? — Les rois de France le faisaient. — Oui, mais ils professaient la religion catholique ; cette religion était la seule religion de la France, la religion d'État. Ëtes-vous dans l'intention de professer la religion catholique ? Accorderez-vous au catholicisme les privilèges attachés au titre de religion nationale P Si oui, nous arriverons facilement à nous entendre ; si non, la France sera dans le cas de la Russie, de la Prusse, de l'Angleterre ; leurs souverain» ont en Pologne, sur le Rhin et en Irlande des sujets catholiques, mais le Saint-Siège ne leur a jamais reconnu le droit de nommer aux bénéfices ecclésiastiques. Si vous vous dites les héritiers des Bourbons, commencez par accepter les charges successorales ; si vous voulez les imiter, faites tout d'abord profession de la religion catholique.
Dernier fut obligé de reconnaître toute la logique de ce raisonnement et introduisit dans son projet la clause indiquée par Spina ; elle figure dans le préambule des diverses rédactions, mais, avant de devenir définitif, cet article fut repris, atténué, mutilé et réduit à n'être plus que la constatation d'un fait matériel, à savoir que le Catholicisme était la religion de la majorité des citoyens français. A force de persévérance, les négociateurs pontificaux obtinrent une
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seconde déclaration disant que les Consuls faisaient profession particulière de cette religion, mais il avait fallu renoncer à voir le Catholicisme rétabli comme religion d'État^.
Au milieu de décembre 1800, il semblait que tout fût terminé : aux articles rédigés par Bernier, Spina avait opposé un contre-projet, mais il n'apparaissait pas encore que sur aucun point les divergences fussent essentielles, ainsi qu'elles l'étaient en réalité 2.
La Gazette de France du 3o frimaire (21 décembre publiait la note suivante : « On annonce une paix pro- (( chainc entre la République et le Saint-Siège ; des « personnes en mesure d'être instruites assurent que « le Concordat a été signé avant-hier (19 décembre) (( entre le Légat apostolique (sic), Mgr de Spina et le
(( Ministre français chargé de cette négociation » et
M. Émery, sans être aussi affirmatif, écrivait à la même époque : « Je persévère à croire que nous tou- (( chons à un dénouement 3. «
Rien n'était moins fondé : au contre-projet Spina, le Gouvernement avait répondu, le 24 décembre, par un nouveau projet, bien différent du premier * ; ce projet (n" 2) fut suivi d'un troisième ^ qui est du 4 janvier,
1. Voir les rédactions successives de cet article à l'appendice, à la fin de co chapitre.