B. III, i3o-i
4. Rapport de Bernier et note d*Hauterive, 23 juin (B. lII, n8> et 121).
DERNIÈRES NÉGOCIATIONS iSj
Appelant à son aide Spina et Caselli, le cardinal se mit au travail et à 4 heures du matin, un nouveau contre-projet était rédigé* ; laissant alors ses compagnons prendre un peu de repos, Consalvi reprit la plume et composa une longue note qui commentait son projet 2. Le tout fut remis à la première heure chez Bernier qui fut décontenancé en trouvant en face de lui un homme dont la puissance de travail égalait la sienne, si elle ne la dépassait pas.
Après avoir lu ce dernier mémoire, il fallait rendre hommage aux intentions conciliantes de Tenvové du Pape ; tout ce qui avait été demandé un an avant au cardinal Martiniana était accordé, mais le cardinal insistait pour qu'on lui permît d'atténuer certaines formules : des ménagements étaient nécessaires pour faire accepter à Rome et ailleurs quelques concessions, accordées en principe, mais à condition de ne pas trop insister ; tou t spécialement en ce qui touchait les évêques émigrés, il fallait alléger pour eux le coup qui allait leur être porté ; à quoi hon les blesser, les irriter ? Gela n'eût servi qu'à les pousser à la résistance ; peutêtre en leur montrant des égards préviendrait-on une révolte grosse de conséquences.
A ce moment, Talleyrand quitta Paris pour aller prendre les eaux de Bourbon-l'Archambault.
On raconte que; pendant le congrès de Vienne, Cobentzl avant été malade, le même Talleyrand deman-