‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 89 sur 286 · I. B. VI · texte numérisé non relu

I. B. VI

a. B. III, i32-iiio ; Vf, G2-72.

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dait d'un air intrigué : « Quel intérêt M. de Gobentzl a-t-il à être malade ? » — Ne serait-ce pas le cas de dire aussi : « Quel intérêt M. de Talleyrand avait-il donc à aller prendre les eaux? » N'est-ce pas que, voyant la partie compromise par l'arrivée de Consalvi, il préférait s'absenter au moment où on allait se mettre d'accord ? D'autre part. Pie VU, dans une lettre autographe au Premier Consul, lui avait exprimé la répugnance qu'il avait à trouver en bas du traité la signature d'un évêque ayant rompu avec l'Église. Il n'est pas impossible que Bonaparte, partageant ce scrupule, ait donné à Talleyrand le conseil de profiter de la belle saiçon pour aller soigner ses rhumatismes.

Le fait est qu'une fois Talleyrand parti, il sembla qu'une influence hostile ne s'exerçait plus. Le 2 juillet, Consalvi se rendit à la Malmaison sous prétexte d'y saluer Joséphine et sa fille Horlense; il s'y rencontra avec le Premier Consul et ils eurent un long entretien ^ . C'est là que furent résolus plusieurs points délicats. On régla définitivement ce qui regardait les démissions épiscopales : le Pape aurait voulu un peu moins de précision dans les articles publics ; il s'engageait d'ailleurs à procéder de façon à ce que toute satisfaction fût accordée au Premier Consul, mais, ce à quoi Bonaparte ne prenait pas assez garde, il importait aussi de retenir les évêques sur la pente dangereuse où pousseraient des amis mal inspirés. Pour les prêtres apostats, Consalvi expliqua que leur affaire était d'ordre disciplinaire; il pria le Premier Consul de se

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