Consalvi à Doria, 2 juillet (B. 111, i5o-i
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contenter de Tassurance qu'il lui donnait au nom du Saint-Père que tout serait fait pour mettre fin aux scandales et rendre la paix à ces malheureux : l'Kglise y avait autant d'intérêt que l'État*.
Bonaparte représenta de son côté qu'il fallait lui faire crédit sur l'article de la profession de catholicisme qui était présentée par le Pape comme une des conditions du droit de nommer les évêques; pour le moment la constitution était muette sur le chapitre des confessions religieuses ; elle n'autorisait pas à dire dans un acte officiel que les premiers magistrats de la république professeraient tel ou tel culte. Qu'on lui laissât un peu de temps et on obtiendrait de lui et cela et plus encore. Se lançant alors dans une éloquente digression, Bonaparte, protesta d'avoir toujours conservé la foi de ses jeunes années, d'être toujours resté plein de respect et d'amour pour la Religion dans laquelle il avait été élevé et dans laquelle il entendait mourir. Gonsalvi eut alors sur le bout de la langue une allusion aux manifestations mahométanes du Caire, mais il la garda pour lui et fit bien*.
Le 7 juillet, Bonaparte envoyait à Bernier de nouvelles instructions toutes à la conciliation ; il ajoutait : « On m'a remis un second vésicatoire au bras ; l'état de malade est un moment opportun pour s'arranger a>ec les prêtres » 3.
1. Contre-projet Gonsalvi, 3 juillet (B. VI, 73-76) ; notes à l'appui (B. III, 162-172 ; VI. 76-83).