Bernier à Gonsalvi, i3 jinllet (B. VI
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subordonnée k des restrictions qui pratiquement équivalaient à une interdiction. D'Hauterive avait passé par là ; Talleyrand était à Bourbon-i'Arciiainbault, mais, en partant, il avait lancé le trait du Parthe; l'article sur les prêtres mariés lui servait de signature.
Après une nuit et un jour de discussions ininterrompues, on se mit enfin d'accord, qui par conviction, qui par lassitude ^ mais au moment de terminer, Joseph eut un scrupule ; il demanda à so rendre avec Crétet et Dernier aux Tuileries afin de communiquer à son frère le texte définitif : après l'avoir parcouru. Bonaparte le jeta dans la cheminée où brûlait un grand feu, à cause de la température exceptionnellement froide ; <]uant aux négociateurs, il les mit à la porte ^.
Le i4 juillet était encore la fête nationale : il allait y avoir le soir un grand dîner de 260 couverts qui réunirait tout ce qu'il y avait à Paris de personnages en vue; devant cette assemblée d'élite, Bonaparte s'était proposé d'annoncer la grande nouvelle : son effet était manqué et cela rx)ntribuait à sa fureur.
Le cardinal Mathieu raconte 3 que dès qu'il vit entrer Gonsalvi, Bonaparte bondit sur lui en lui demandant à brûle-pourpoint : « Quand partez-vous ?» et que Gonsalvi, sans perdre contenance, lui répondit: « Après dîner )>. Cette anecdote est apocryphe et je le regrette, car elle peint bien la situation. La vérité, c'est que le Premier Consul fit au cardinal une de ces sorties d'homme mal élevé comme il s'en permettait