‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 93 sur 286 · DERNIÈRES NÉGOCIATIONS · texte numérisé non relu

DERNIÈRES NÉGOCIATIONS

quelquefois ; il s'emporta devant ses invités, rappela l'exemple d'Henri VIII, comme s'il avait eu envie de le suivre... Cobentzl, ambassadeur de TEmpereur, observait d'un air amusé cette scène qui contrastait singulièrement avec les usages de cérémonieuse étiquette généralement admis dans les Cours. Bonaparte, se tournant de son côté lui cria : « Je vous (( prends pour juge, Cobentzl I » et gravement, bien qu'il se tint à quatre pour ne pas rire, le diplomate se constituant arbitre, chercha à sortir à son avantage de cette situation peu banale. A force de paroles conciliantes, il amena une détente ^.

Le Premier Consul, revenant sur ce qu'il avait dit, autorisa pour le lendemain une nouvelle conférence, mais, ajouta-t-il, ce sera la dernière 2. On lui apporta une nouvelle copie de la convention qu'il avait jetée au feu et il se trouva qu'à la réflexion, elle lui parut moins inadmissible qu'à la première lecture ; il y fit cependant introduire quelques changements 3.

Le i5 juillet, à midi, on reprit la discussion à l'article premier. (( Le culte sera public », et, en adoptant une formule indiquée par Cobentzl, on proposa cette ad(lition : « en se conformant aux règlements de (( police que le Gouvernement jugera nécessaires. » Gonsalvi insista pour que ces règlements ne fussent pas arbitraires, mais strictement limités à la nécessité de maintenir la tranquillité publique. « Cela est exact, lui fut-il répliqué, mais la police n'ayant pour mission

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