‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 100 sur 220 · Recherches liistoriques, vol. XVI, p. 35 et · texte numérisé non relu

Recherches liistoriques, vol. XVI, p. 35 et

Nous savons d'une manière certaine que M Briand passa quatre à cinq semaines dans sa famille u. Il eut donc tout le temps de voir ses parents, ses amis d'autrefois, et de s'entretenir souvent et longtemps avec eux. De ses parents proches, outre sa mère, nous connaissons déjà sa sœur Catherine, la religieuse du Saint-Esprit, qui fut très longtemps, de 1 779 à 1804, supérieure générale de sa communauté. Elle n'avait pas encore quitté la maison paternelle. Il avait une autre sœur, Yvonne, mariée à un nommé Duchène: il baptisa un de ses enfants, pendant son séjour à Plérin, et lui donna son nom : Jean-Olivier. Il le fit étudier plus tard, ainsi qu'un autre de ses neveux, dont nous aurons occasion de parler. Il avait aussi son frère Ypres, qui mourut, ainsi que sa femme, deux ou trois ans après son départ pour le Canada. Il perdit en 1768 son beau-frère Duchène et son vieil oncle, le curé de Plérin. Sa mère mourut à peu près dans le même temps : de sorte que de 1767 à 1770 M. Briand ne perdit pas moins de cinq membres de sa famille. Il ne lui restait plus que ses deux sœurs: aussi écrivait-il, le 28 juillet 1770, à l'une d'elles qu'il affectionnait spécialement :

" Je prie le Seigneur de vous conserver à ma consolation, à condition cependant que cela ne soit point contraire à votre salut, car pour votre bonheur éternel je sacrifierai tout. Nous nous aimons fortement comme frère et sœur, aimons-nous davantage comme les enfants du même Dieu. Soyons unis dans le cœur de Jésus-Christ. "

" Mon frère de Québec, écrivait de son côté sa bonne sœur Catherine, a été touché de ces morts plus que je ne peux l'exprimer. "

Et elle ajoutait, en parlant du vieux curé de Plérin, mort à l'âge de quatre vingts ans :

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