II. Ibid., vol. XVI, p. 6., vol XVII, p
" C'est lui qui lui a donné ses premiers principes pour les sciences, et qui l'a si bien guidé par son savoir et sa vertu dans le chemin de la vertu et de la science des saints. Il a toujours passé pour un homme distingué en mérite. "
Autant que nous pouvons en juger d'après les documents parcourus, il n'y eut jamais rien que d'honorable dans la famille Briand. S'il y a quelque défaut que l'on peut remarquer quelquefois dans les bonnes familles de Bretagne, comme en d'autres parties de la France, c'est peut-être un peu trop d'attache aux biens de la terre. Les quelques semaines qu'il passa au milieu des membres de sa famille, leur apportèrent de grands sujets d'édification :
" Vous saurez vous rappeler, disait Catherine à sa mère, tout ce qu'il nous a dit du mépris qu'il faisait des bénéfices, richesses et dignités, pendant les quatre ou cinq semaines qu'il resta avec nous à Saint-Eloi. "
Ces semaines furent aussi pour eux tous un temps de joie et de véritable bonheur. C'est ici, croyons-nous, le lieu de rappeler tout ce qu'avait d'aimable le caractère de M. Briand. Là où il était, disparaissaient aussitôt la tristesse et l'ennui. Il était la joie de tous les cercles et de toutes les réunions. Citons ici ce que dit un de ses panégyristes de son séjour à Québec auprès du vénérable évêque de Pontbriand :
" Auprès du Prélat dont il possédait toute la confiance, dit-il, il montra dans tout son jour cette candeur, cette politesse, cette modestie aimable qui font l'éloge complet de la docilité de son cœur. Des nuages s'étaient abaissés sur la maison épiscopale ; il les dissipa en un instant, il y attira, il y forma une société de personnes choisies, dont les qualités faisaient l'éloge de son tact. Il en chassa cette tristesse qui tue, pour introduire cette gaieté qui porte à Dieu et qui soutient dans son service 12. "