‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 113 sur 220 · Carleton était arrivé le 23 septembre · texte numérisé non relu

Carleton était arrivé le 23 septembre

pas les idées de ce bon prêtre ; car je ne puis nier que ce ne soit un excellent curé.

" En attendant, voilà le mal : la cathédrale ne se bâtit point, parce que le Curé ne veut absolument lui donner que le nom et la qualité de paroisse.

" N'allez pas croire, pourtant, que nous soyons ici en discussion. Tout cela se fait doucement ; nous sommes toujours ensemble; ni les discours, ni les façons n'altèrent la société. Je patiente, et laisse faire et dire. Ils sont incapables de bâtir sans moi, les pauvres gens : c'est ce qu'il y a de plus favorable pour ma cause 5. . . "

Ecoutons maintenant la belle réponse du curé de Boucherville. Comme nous l'avons déjà dit, c'était un homme d'un grand sens; lui et M. Montgolfier étaient l'honneur, la gloire et le soutien du district de Montréal. M. Montgolfier avait dû s'effacer, et renoncer même à son titre de grand vicaire, devant les soupçons et les appréciations injustes du gouverneur Murray ; mais M** Briand venait de lui rendre son titre de grand vicaire 6 : ce fut un des premiers actes de son administration. M. Marchand, cependant, continua à gouverner le district de Montréal. Très attaché à Québec, où il était né 7, et au Séminaire, où il avait fait ses études, il ne pouvait souffrir qu'on touchât au vénérable fondateur de ce séminaire, non plus qu'à ses dévoués collaborateurs, les de Bernières, les Maizerets, les Dudouyt, et autres, qui avaient fondé notre Eglise sur le plus parfait désintéressement. Il parle d'abord de différents sujets, en commençant sa lettre, et ensuite de M Récher; puis, au risque de déplaire au pieux Prélat, auquel il est pourtant si attaché, il relève finement ce

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