‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 135 sur 220 · Lettre du 14 mai 1774, Reg. IV, p · texte numérisé non relu

Lettre du 14 mai 1774, Reg. IV, p

" Quant à votre ouvrage, dit-il, vous ne devez pas penser à le faire imprimer. Je vous en dirai de bouche les solides raisons 7. "

Mais revenons à la visite pastorale de Mgr Briand. De toutes les paroisses qu'il venait de parcourir, lorsqu'il arriva à la Pointe-de-Lévi, nous ne croyons pas qu'il en est une seule qui lui donna plus de contentement que celle de Saint- François de la Rivière-du-Sud ; et de tous les curés qu'il avait vus, aucun peut-être ne resta plus avant dans son cœur que le bon curé Bedard, ce modèle du parfait ecclésiastique. Quelle haute idée ne devons-nous pas avoir de ce prêtre, qui, de tous les curés de la côte sud, du moins dans le district de Québec, à cette époque, était le seul qui eût songé et réussi à fonder un couvent dans sa paroisse pour l'éducation de la jeunesse, et cela malgré la misère des temps ! Ah, que Msr Briand dut être agréablement impressionné, lorsqu'il aperçut le bel édifice de quatre vingts pieds de façade sur trente de profondeur, que le curé et les paroissiens venaient de céder aux Sœurs de la Congrégation, et où ces bonnes religieuses avaient déjà sous leurs soins un grand nombre d'élèves pensionnaires et externes ! Elles avaient commencé leur œuvre en 1763 dans une petite maison que leur avait prêtée M. Bedard. Le 28 mai 1 764 le bon curé posa la première pierre du nouveau couvent, et dès le 31 août l'édifice était prêt à être béni. Ce fut M. Favard, du Séminaire de Montréal, confesseur de la Congrégation, qui en fit la bénédiction, en l'absence de M. Montgolfier, alors en Europe 8.

Le couvent de Saint-François fut longtemps le seul foyer

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