Ibid., ordonnance du 23 oct
" Vous ne souffrez pas, le dimanche, que les habitants de Saint-Jean, qui viennent de loin, entrent au presbytère pour se chauffer. Cependant, il me semble qu'on s'est plaint que vous aviez fait un presbytère spacieux, et qu'il y avait une chambre pour les habitants. Si cela est, ceux de Saint-Jean ne doivent pas être exclus. Vous ne prouveriez pas, si vous le défendiez, que vous sussiez que la charité est la vertu propre du christianisme. "
Ce Père Récollet méritait, paraît-il, plus d'un autre reproche :
" Vous n'allez pas régulièrement ad turnum à Saint-Jean : qui vous a donné cette dispense? dit l'Evêque: pouvez-vous vous la donner vous-même?
" Pourquoi ne voulez-vous pas aller dès le samedi à Saint- Jean, puisqu'on veut bien vous aller chercher? est-il possible que vous puissiez confesser, quand vous n'arrivez que le dimanche au matin, faire le prône et le catéchisme? Pour moi je pense que si vous aviez l'esprit de Notre-Seigneur et du zèle pour le salut des peuples, vous iriez dès le samedi matin-, et y demeureriez même le lundi matin pour y faire le catéchisme aux enfants, que vous avertiriez de s'y trouver, et ne retourneriez que le lundi au soir.
" Si vous ne vous conformez pas, mon cher Père, à ce que je viens de vous marquer, et que vous continuiez de la façon séculière, haute, impérieuse, fastueuse, et trop intéressée pour un religieux, avec laquelle vous vous êtes conduit jsqu'ici. . ., je ne me servirai plus de votre ministère. . . Vous avez une maison, vous y serez bien, et même mieux pour votre salut. . . Faites sur cela vos réflexions. Je vous aime, mais vous paraissez toujours avoir oublié les instructions et les avis que je vous donnai quand je vous approuvai, et que je vous ai souvent réitérés ". . . "