Mand. des Ev. de Q., t. II, p
29O i/ ÉGLISE DU CANADA
il ne l'avait acceptée qu'à regret : écrivant le 7 octobre à M. de Villars :
" Vos messieurs, disait-il, ont voulu se décharger de la cure, je les ai priés de n'en rien faire. Ils ont persisté, et j'ai accepté leur renonciation, mais sans vouloir m'en servir, espérant que les peuples reviendront peut-être de leurs fausses et folles idées; alors j'en ferai une union plus solide que toutes les autres. Jamais la paroisse ne sera bien desservie autrement, le revenu n'étant point capable de fournir à trois prêtres séparés du séminaire 6. "
En donnant leur démission de la cure de Québec, les directeurs du Séminaire suppliaient Mgr Briand " de confirmer les privilèges qui leur avaient été accordés par MF de Laval, par acte du 6 octobre 1684, à savoir: d'administrer les sacrements aux malades dans l'enclos du séminaire; d'enterrer dans sa chapelle les prêtres et ecclésiastiques, directeurs ou agrégés, et les domestiques donnés; de satisfaire au devoir pascal dans la dite chapelle tant pour les prêtres du dit séminaire, que pour les pensionnaires étudiants et pour les donnés, et enfin de chanter la messe et les vêpres fêtes et dimanches dans la dite chapelle ; et quant à ce dernier article, pour autant que l'Evêque et ses successeurs le jugeront plus convenable pour la gloire de Dieu. . . "
Le Prélat accéda comme suit à la demande des directeurs :
" Nous confiimons, dit-il, tous ces privilèges d'autant plus volontiers qu'ils sont propres à maintenir la piété, le recueillement et la modestie dans la jeunesse et dans les ecclésiastiques et à leur ôter toute occasion de dissipation. Nous nous réservons, cependant, à nous et à nos successeurs le pouvoir d'obliger les dits directeurs, prêtres, ecclésiastiques, ou jeunes étudiants, à assister aux offices de notre cathédrale, si nous ou nos successeurs le jugent convenable ou