‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 158 sur 220 · Cité dans l'Hist. mss. du Sém. de Québec · texte numérisé non relu

Cité dans l'Hist. mss. du Sém. de Québec

nécessaire à la décence et à la magnificence du culte de Dieu

De fait, les élèves du grand et du petit séminaire ont toujours assisté aux offices de la cathédrale et pris une part active au chant et aux cérémonies : l'autorité ecclésiastique ayant jugé sans doute que rien n'était plus propre à assurer *' la magnificence du culte divin ".

Le dissentiment le plus grave qui aurait pu se faire jour — mais la charité arrangea tout — entre l'Evêque et les deux Séminaires de Québec et de Montréal, c'était au sujet de la dépendance de ces deux institutions vis-à-vis de l'Ordinaire, depuis qu'elles ne dépendaient plus, au moins de la même manière qu'avant la Conquête, des maisons-mères de Paris. Quel caractère devait avoir cette dépendance, ou cette indépendance ?

M. Gravé avait évidemment consulté là-dessus M. de Villars, pour le Séminaire de Québec, du moins, car celui-ci lui écrit le 4 mars 1768 :

' J'incline à croire que le Séminaire de Québec ayant été érigé en 1763 comme Séminaire diocésain, il doit être aujourd'hui soumis à l'Evêque, comme il l'était alors, vu que son union avec le Séminaire des Missions-Etrangères de Paris a cessé de droit et de fait. Le décret de l'érection du dit Séminaire de Québec en 1763 semble être la loi unique qui doit vous diriger et vous régler tant pour le temporel que pour le spirituel 8. . . "

Ceux qui ont lu mes volumes précédents savent que ce fut toujours une question plus ou moins sérieuse entre les prédécesseurs de Mgr Briand et le Séminaire de Québec, cette question de dépendance de l'Evêque; et nous croyons que jamais personne ne fit plus que M81" Briand pour la régler

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