‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 159 sur 220 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

telle qu'elle semble l'être parfaitement aujourd'hui. Il écrivait un jour à son grand vicaire Marchand :

" Je soupçonne, à vous dire vrai, sans pouvoir m'en assurer assez pour porter jugement, qu'il y a entre les deux Séminaires quelques accords sur la conduite qu'ils doivent tenir à mon égard. Je ne ferai pas le premier pas. A la fin, il faudra qu'ils prennent un parti, ou de subordination et de rapports, ou d'indépendance entière, suivant au moins l'ancien plan. Quoique les circonstances aient changé, peut-être sont-ils dans le dessein de ne s'en point écarter. Vraiment, un Evêque en titre, suivant ce projet, serait incommode. Je doute, et je ne puis m'imaginer qu'ils osent prétendre et soutenir un pareil état d'indépendance, dont ils jouissaient, à présent qu'ils ne doivent plus avoir de relations avec Paris 9. "

" Je ne savais pas, lui répond M. Marchand, que les deux Séminaires pussent se prétendre seuls administrateurs et propriétaires de leur temporel, et indépendants à cet égard de la juridiction épiscopale, à moins qu'ils ne soient fondés en titres et privilèges qui dérogent à l'autorité naturelle de l' Evêque sur les maisons ecclésiastiques de son diocèse. C'est à eux à prouver leurs exemptions. Mgr de Pontbriand avait déjà ébauché cette affaire, et tout est resté indécis. Les circonstances ont bien changé. Avant, ils dépendaient de Paris : aujourd'hui n'auront-ils personne de qui ils dépendent ? Cela mérite attention. Cependant, ces messieurs d'ici-haut ont des titres fort avantageux. Il ne s'agirait que de voir dans quelle forme est conçue la transaction qu'ils ont passée avec le Séminaire de Paris 10. "

Quoique Msr Briand semblât dans la résolution de ne pas " faire le premier pas ", nous croyons cependant qu'il finit

Page 1