MONSEIGNEUR BRIAND ET LES JÉSUITES
ça i M51" Briand affectionnait le Séminaire de Québec, il v-* n'était pas moins attaché aux révérends Pères Jésuites. Ecrivant un jour à l'un d'eux, employé dans une mission lointaine :
" Vos Pères, lui dit-il, me sont toujours chers, et je vais presque toutes les semaines les surprendre à onze heures du matin, et je ne les quitte qu'à huit heures du soir. J'y prends mon délassement \ "
A ce bon religieux de la Compagnie de Jésus il avait déjà écrit :
" Vos Pères sont toujours ici à l'ordinaire. Ils travaillent avec édification. " Et il ajoutait: " Le P. Noël est mort2. "
Ce Père Noël est un des deux derniers Jésuites qu'il avait ordonnés prêtres dans la chapelle du Collège 3. L'autre était le P. Casot, qui survécut à tous ses confrères, et fut le dernier membre de la Compagnie de Jésus dans la première période de son existence au Canada.
Il y avait habituellement quatre Pères au Collège des Jésuites, depuis la Conquête : le P. de Glapion, supérieur, le P. du Jaunay, ancien missionnaire de Michillimakïnac, chapelain et directeur des Ursulines, le P. Lefranc, et le P. Casot,
i. Lettre au P. Meurin, 27 avril 1777.