Ibid., p. 237, lettre aux habitants de ***, 8 oct
3. Ibid., p. 195. Autre lettre aux habitants de ***, 4 déc. 1771.
les fauteurs, conseillers, exécuteurs, approbateurs, témoins de leur mauvaise action, et également ceux qui étant entrés dans leur maison, et le sachant, l'ont approuvée ".Il envoie, de plus, au curé une " sentence d'interdit pour toute la paroisse, de façon, dit-il, que l'église est interdite, et que vous ne pouvez y paraître en surplis, ni y administrer aucun sacrement. . . La journée que vous irez annoncer notre mandement, ajoute-t-il, vous consommerez toutes les hosties 4. . . "
" Je ne m'attendais pas, écrit-il encore au curé, que ce jeune homme fût assez audacieux et libertin de foi, de religion et de mœurs pour en venir à ces excès. Il m'avait paru avoir quelque crainte de Dieu. . . C'est un homme perdu, car jamais il n'épousera cette malheureuse veuve, en demeurant dans l'Eglise catholique. Ainsi, il n'a d'autre parti à prendre, pour vivre avec elle, que de se faire protestant. "
L'action énergique de l'Evêque eut un bon résultat : ces deux personnes se séparèrent, rentrèrent en grâce et reçurent leur pardon.
Quant à la paroisse, qui, au lieu de se soulever contre ces malheureux, avait d'abord paru sympathiser avec eux, elle demeura deux mois sous l'interdit, qui ne fut levé qu'à la supplication du seigneur de l'endroit et des meilleurs paroissiens.
Mais voilà qu'en même temps l'Evêque apprend de source certaine que deux autres personnes vivent en concubinage public à l'Ile-aux-Grues, au grand scandale de la population : même chose à Sainte-Croix; même chose à Saint- Jean, île d'Orléans : il y a dans certaines parties du diocèse comme une épidémie de scandales. La chose est-elle surprenante? Malgré tout leur zèle, les curés ne peuvent suffire à la tâche de leur ministère : il y en a qui ont jusqu'à quatre paroisses à desservir: M. Hingan, par exemple, curé de l'Islet, qui des-