‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 196 sur 220 · Ibid., lettre à M. Gatien, 5 nov · texte numérisé non relu

Ibid., lettre à M. Gatien, 5 nov

certains habitants, qui ne se pressent pas d'exécuter les ordonnances portées pendant sa visite:

" Je suis fort étonné, écrit-il au curé, que vous ayez attendu à ce printemps (1772), à exécuter mes ordonnances de visite, surtout celle qui regarde le cimetière. Il n'est pas nécessaire d'être chrétien, il suffit d'être homme pour se croire obligé de veiller sur les tombeaux des morts et de les mettre à l'abri de la dent des animaux. Les anciens, quoique payens, avaient une attention particulière pour la sépulture des hommes. Le christianisme a sanctifié ces lieux et a inspiré pour eux une religieuse vénération. Ne regardez donc plus comme chrétiens ceux qui négligent de réparer la part de clôture de cimetière dont ils sont chargés. Ils pèchent contre l'humanité, la religion et la justice, et je ne doute point que nos Juges, qui vont faire leur tournée, ne condamnent ceux qui sont en défaut, si les marguilliers portent leurs plaintes, autorisées de la vôtre.

" Vous ne devez pas faire difficulté, ajoute-t-il, de recourir à la Justice pour la perfection du Presbytère, et de demander que ceux qui n'ont pas encore payé le fassent au plus tôt 6. . ."

Il donne un conseil analogue au curé de La Valtrie, pour la répartition, et l'ornementation de son église:

" Ce sont, dit-il, les Juges des Plaidoyers communs qui décident dans les questions de répartition. Parlez à M. Fraser. Dans sa tournée, il peut finir votre affaire. J'en ai une pareille ici, pour Saint-Thomas, M. Mabane n'est pas du sentiment qu'on puisse contraindre. . . Vos juges de Montréal pourraient peut-être avoir d'autres sentiments T. . ."

Avant de quitter Québec pour continuer sa visite pasto-

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