‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 208 sur 220 · Vie de la Sœur Bourgeois, t. II, p · texte numérisé non relu

Vie de la Sœur Bourgeois, t. II, p

14. Archiv. de l'Ev. de Q., Reg. C, p. 280 vo, Lettre aux Sœurs de la Congrégation, 31 mai 1773.

y avaient été faits ci-devant par les évêques Dosquet et de Pontbriand 1B. . . "

Le bon M. Favard, qui dirigeait la Congrégation depuis près de quarante-quatre ans, et gémissait sur les mauvais effets des changements dont nous venons de parler, pouvait maintenant chanter son Nunc dimittis. Il mourut, en effet, quelques mois plus tard, le n octobre 1774, à l'âge de jy ans.

La vénérable fondatrice des Sœurs Grises, Mme d'Youville, n'était plus de ce monde, lorsque Msr Briand fit la visite canonique de sa communauté au printemps de 1 773 : elle était partie pour un monde meilleur le 23 décembre 1771, et avait été remplacée comme supérieure par la Sœur Despins, qui avait hérité de son esprit et de ses vertus. Nous n'avons d'ailleurs rien trouvé dans les archives au sujet de cette visite canonique des Sœurs Grises de Montréal en 1773.

La paroisse de Montréal était admirablement desservie ; si bien que, malgré sa bonne volonté pour M. Jollivet, M57 Briand ne put se décider à lui accorder M. Compain, jeune prêtre natif de Montréal qu'il lui avait demandé pour desservir Bonsecours 16 :

" Cette colonie est sujette à tant de révolutions, lui écrit-il l'année suivante, qu'il ne m'est pas possible de vous donner ma parole pour M. Compain. Je préférerai sans contredit les paroisses à Bonsecours : dans ce cas-ci, c'est un mieux être ; dans le premier, c'est nécessité.

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