‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 217 sur 220 · Lettre du 4 avril 1774, p · texte numérisé non relu

Lettre du 4 avril 1774, p

j. Lettre de 1774, p. -3=.

Et à M. de LaCorne, il écrivait :

" Tout va comme à l'ordinaire, et peut-être mieux, soit dans les Cures, les Communautés et dans le peuple. Il y a de mauvais chrétiens, sans doute, il y a des désordres, il y a du libertinage, mais je ne crois pas qu'il y en ait autant qu'il i! y en avait il y a quinze ou vingt ans ; et je ne suis point sans consolation de ce côté-là 5. . . "

Ecrivant enfin au Nonce de Paris:

" La piété, dit-il, règne parmi le peuple, plus que du temps des Français ; les grands sont aussi plus religieux. On m'a pourtant fait de mauvaises difficultés, mais j'en viens à bout peu à peu par la patience 6. . . "

Lorsqu'il écrivait ces différentes lettres, il venait justement de triompher d'une de ces difficultés — peut-être la plus grande — et de faire son entrée solennelle dans sa cathédrale, après huit années de luttes, de résistances, de généreux combats pour le droit, l'honneur et la justice. Ce fut un beau jour pour lui et pour tous ses diocésains, celui de son entrée dans sa cathédrale. Nous avons vu avec quel bonheur il écrivait à M. de LaCorne, à Paris, " qu'il y était entré processionnellement, avec tout le clergé séculier et régulier de la ville, un grand nombre de curés et de peuples des campagnes, portant la relique de saint Paul et de saint Josse, que j'avais conservée à ma disposition, disait-il, comme appartenant au Chapitre et à la Cathédrale, et avec les ornements du Roi. On n'avait rien vu de plus grand en Canada, ni de plus solennel ".

Il y a un détail que le pieux Prélat ne donnait pas à M. de LaCorne, mais qu'il est bon d'enregistrer. Nous avons vu que les marguilliers avaient refusé la généreuse contribution qu'il leur avait offerte pour la reconstruction de leur

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