‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 22 sur 220 · Reg. III des lettres, 22 fév · texte numérisé non relu

Reg. III des lettres, 22 fév

Le dernier mandement de M. Briand comme vicaire capitulaire est celui qu'il publia le 4 juin 1763, "pour faire chanter un Te Deum en actions de grâces pour le bienfait de la paix ". Il l'adressa seulement au clergé et aux fidèles " du gouvernement de Québec ", laissant à ses confrères des Trois-Rivières et de Montréal à en faire chacun un pour leur district respectif: tâche dont ils s'acquittèrent parfaitement 13.

Le mandement de M. Briand est un des plus beaux qu'il ait écrits. La Paix mettait définitivement le sceau à la conquête de notre pays par la Grande-Bretagne; elle ouvrait pour notre Eglise une ère nouvelle; suivant l'expression de M. Briand, nous étions désormais " agrégés " à la nation anglaise. Il convenait de bien expliquer aux Canadiens la nouvelle situation qui leur était faite :

" Rendons, leur dit-il, de solennelles actions de grâces au Dieu tout-puissant que nous adorons et servons suivant l'Evangile de Jésus-Christ son Fils unique, et bénissons son saint Nom avec les sentiments d'une parfaite soumission.

" La Paix, signée à Paris le 10 février dernier 14, et ratifiée le 10 du mois suivant, vient enfin de terminer une cruelle guerre, qui, ayant divisé entre elles presque toutes les puissances de l'Europe 15, avait allumé un feu qui s'est communiqué aux quatre parties du monde 16, et y a fait les plus

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