‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 39 sur 220 · Lettre du 20 déc · texte numérisé non relu

Lettre du 20 déc

5. Les officiers et les soldats de l'armée qui occupait encore le pays logeaient à la campagne chez les habitants, les premiers dans les meilleures maisons. On comprend que c'était la source de bien des désordres, celui du concubinage, surtout, qui était le fléau de l'époque.

6. Encore un exemple de l'influence que M. Briand avait acquise auprès du Gouverneur.

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tés. Vous pourrez m'en écrire, s'ils ne le sont pas. Je m'emploierai avec plaisir pour vous rendre ce service.

" On ne demande pas une paroisse dont le curé est vivant ; et d'ailleurs je souhaite et j'espère alors de n'être plus chargé de mécontenter personne.

" Je n'étais pas étonné, lorsque vous étiez écolier 7, que vous parlassiez tant de vos terres et de vos biens ; mais qu'à présent vous en soyiez encore presque autant occupé que des biens et terre que je vous ai donné à cultiver, cela m'étonne. Il faut savoir se borner. Bien d'autres curés, et dont je suis content, ont de plus pauvres paroisses que la vôtre, et ne se plaignent pas.

" Peu s'en est fallu que je ne vous aie renvoyé à vos possessions, comme vous paraissez le désirer. Votre paroisse ne fût point restée vacante.

" Je suis mortifié de vous écrire sur ce ton. Ce n'est pas mon caractère. Mais je n'aime pas les reproches à tort, et indécens 8. "

Deux ans plus tard, encore une lettre de reproches, de mécontentements et de menaces de la part d'un autre curé, homme de bien, pourtant, zélé pour ses paroissiens, mais ne sachant pas toujours prendre les choses avec calme et sangfroid. Il y avait dans sa paroisse une affaire de concubinage qui causait du scandale. M. B ri and lui avait conseillé de voir le Gouverneur et de solliciter son intervention : luimême avait menacé d'excommunier le coupable ; et cette menace finit par avoir l'effet désiré. Le coupable vint trouver son curé, se confessa et fit des promesses. Le curé aurait dû être content : au contraire, — et on ne sait pourquoi — il écrit au digne M. Briand une lettre pleine de fiel. Le grand vicaire lui répond avec calme :

7. Encore une preuve que M. Briand, dans les premiers temps qu'il était à l'évêché, travailla, comme régent, au petit séminaire.

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