Lettre du 23 février
56 i/ÉGLISE DU CANADA
cieux partout, et surtout à Québec. Je vous assure de ma parfaite et vive reconnaissance ". . . "
Puis M. Montgolfier lui ayant confié son embarras par rapport à la desserte d'une cure, à cause du peu de prêtres qu'il avait à sa disposition, M. Briand lui disait dans la même lettre:
" Je pense que, n'ayant point de prêtres, vous ne sauriez faire autrement que de confier la desserte de Saint-Constant aux voisins MM. de Ligneris et Gamelin. En vérité j'aimerais mieux voir un bon curé chargé de deux ou trois paloisses, que de me servir de certains curés qui non seulement n'instruisent point les peuples, mais au contraire les scandalisent et les portent au mal par leur exemple, et les y laissent croupir par leur mollesse dans le confessionnal et la précipitation avec laquelle ils exercent le ministère. . . "
Enfin, il lui écrit encore un mois plus tard :
" Je suis charmé que la conduite que vous avez tenue à l'égard de ceux qui ne répondaient pas à vos désirs ait eu son effet. J'en ai fait mon rapport à nos messieurs. Ils louent infiniment votre zèle, votre prudence, et sont bien sensibles à toutes les marques de déférence que vous leur donnez. Ils n'ont pas moins de confiance en vos lumières, et s'applaudissent de vous l'avoir donnée. . . "
Puis il ajoutait:
" Je suis content que ni vous ni les Sœurs de la Congrégation n'ayez point trouvé d'obstacle à l'établissement des Sceurs à Saint-François. Je pense qu'elles auront la consolation de s'y savoir utiles. J'aime bien que, surtout dans les choses qui regardent le spirituel, l'on s'appuie sur la Providence.
" Je ferai auprès de M. Murray, dans son temps, les démarches convenables 18. "