‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 50 sur 220 · Archiv. du Canada, Corresp. Murray, Q. 1., p · texte numérisé non relu

Archiv. du Canada, Corresp. Murray, Q. 1., p

APRÈS LA CONQUÊTE 6j

Chapitre, comme c'était autrefois la coutume universelle, comme ce l'est encore dans plusieurs diocèses 16. . . "

Appeler le Pape une " Puissance étrangère ", cela sonnait mal dans la bouche d'un prêtre catholique, mais pouvait plaire à un protestant, et c'est peut-être la raison qui avait engagé LaCorne à employer cette expression, voulant avant tout être compris. Mais pour la même raison il eût dû expliquer plus clairement sa position et le but du voyage qu'il voulait faire en France : il y eut tout de suite entre lui et Egremont un malentendu : Egremont était sous l'impression que LaCorne habitait le Canada, et voulait aller en France avant de retourner dans son pays. Qu'allait-il faire en France? N'allait-il pas y nouer quelques intrigues avec la Cour? Que voulaient dire, d'ailleurs, ses accointances avec le duc de Nivernois, l'ambassadeur français, depuis qu'il était à Londres? Tout cela avait éveillé chez le secrétaire d'état anglais de fâcheux soupçons, ce qui explique la lettre très désagréable qu'il écrivit quelque temps après au gouverneur Murray sur le compte de LaCorne 17 :

" LaCorne, dit-il, a passé quelque temps en Angleterre, et a voulu entamer des négociations en vue d'établir certaines règles par rapport à l'exercice de la religion catholique au Canada. Il avait l'appui de l'ambassadeur de France, qui me suppliait de lui accorder audience; mais j'ai constamment refusé de le voir et d'entrer en discussion avec lui sur le sujet de la religion, disant au duc de Nivernois : " Le Roi " Très-Chrétien a obtenu par le Traité pour ses anciens su- N jets du Canada le libre exercice de la Religion Catholique "Romaine; sa Cour n'a plus droit d'intervenir en aucune ;' manière entre le Roi d'Angleterre et ses nouveaux sujets.

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