‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 71 sur 220 · Lettre du 2 nov · texte numérisé non relu

Lettre du 2 nov

APRÈS IvA CONQUÊTE I25

refusé le Doyenné de l'Eglise de Québec, pour ne pas se séparer du Prélat, auquel il a constamment servi de grand vicaire et de secrétaire jusqu'à sa mort.

" C'est ce même ecclésiastique que le Chapitre a choisi pour être à la tête et le premier des grands vicaires, le siège vacant, et il l'aurait unanimement proposé au Saint-Siège pour évêque, s'il n'avait constamment refusé, et à différentes reprises. . .

" Mais le gouvernement d'Angleterre ayant refusé d'admettre M. Montgolfier, il paraît que la voix et le vœu commun du clergé du Canada se sont réunis en faveur de M. Briand, qui y a enfin consenti,. . . et qui est déjà arrivé à Douvres, port d'Angleterre, d'où il doit se rendre à Londres, et ensuite passer en France, pour y être proposé au Saint- Siège 16. . .

" J'ose prendre la liberté de représenter à Votre Eminence que, quoique M. Montgolfier soit un très saint et très vertueux ecclésiastique, il doit avoir moins d'usage et d'expérience du gouvernement et de la juridiction gracieuse et contentieuse de l'épiscopat que M. Briand, qui a toujours été auprès de M. l'Evêque de Québec en qualité de grand vicaire et même, pour l'ordinaire, de secrétaire, et à qui, par conséquent, tout ce qui regarde et concerne le gouvernement spirituel de ce vaste et immense diocèse a passé par les mains. "

Deux mois plus tard, l'abbé de l'Ile-Dieu écrivait de nouveau à la Propagande :

" M. Briand, proposé au Saint-Siège pour évêque par le clergé du Canada, est toujours à Londres, et constamment dans l'attente du résultat d'un conseil des ministres.

" Il me paraissait, dans sa dernière lettre, un peu plus rassuré et plus ferme dans ses espérances que dans les pré-

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