Marc, II
6. Son nom était Jeanne Burel. Nulle part il n'est fait mention de son père, François Briand : c'est probablement qu'il était mort depuis longtemps déjà.
nique, ils rencontrent un bon vieux Père Franciscain, qui faisait la quête dans les environs, et lui disent l'objet de leurs recherches : " Amis, leur répond le Père, en montrant " le ciel, ne faut-il pas donner à Dieu ce qui est à Dieu? " Ces paroles sont un trait de lumière pour ces pieux chrétiens. Ils reprennent le chemin de leur village, résignés et consolés 7. "
Il y a dans la vie des saints de ces actes héroïques, qu'on aurait tort de juger d'après nos vues humaines. Briand ne regretta jamais celui que la grâce lui avait fait accomplir en cette occasion. Qui sait cependant si la voix de la nature ne parlait pas quelquefois fortement à son âme pour lui reprocher d'avoir fait de la peine à sa mère, à sa famille en général ? Il lui écrivit sans doute pour lui expliquer la raison de sa conduite un peu étrange. Nous savons qu'il correspondait régulièrement avec sa famille 8. Mais il était heureux, cette fois-ci, de venir lui-même, en personne, dire à ses parents combien il les aimait, et que ni le temps ni la distance n'avaient effacé en lui les sentiments de tendresse qu'il leur avait toujours conservés.
Il était à Plérin le 19 décembre (1765); et après être entré un instant dans la petite église paroissiale, où il avait été baptisé le 23 juin 171 5, où il avait fait sa première communion, où tant de fois ensuite il avait eu le bonheur de recevoir son Dieu et d'entendre sa parole sainte, après avoir salué le curé de la paroisse, qui n'était autre que son vieil oncle, Jean-Joseph Briand, son premier éducateur, il prit avec lui le chemin qui conduit au bord de la mer, chaussée magnifique, bordée de charmants paysages. A mi-chemin, environ, est la chapelle Saint-Eloi, qui donne son nom au hameau où se trouve la maison paternelle de Briand : la Bre-