‹ L'église du Canada après la conquêteChapitre 93 sur 220 · Archiv. de l'Ev. de Q., Reg. C, acte du 10 sept · texte numérisé non relu

Archiv. de l'Ev. de Q., Reg. C, acte du 10 sept

connaissaient parfaitement 7. Puis il écrivit lui-même et le même jour au Nonce de Paris :

" Monseigneur, ayant représenté à N. S. P. Clément XIII, d'heureuse mémoire, que les Anglais ne voulant point d'Européens pour évêques de Québec, mais des seuls Canadiens, il me paraissait nécessaire qu'il y eût toujours deux évêques en Canada, l'un titulaire, et l'autre coadjuteur cum futura successione, afin qu'à la mort de l'un, l'autre pût en consacrer un second, et ainsi successivement, et qu'ainsi on ne fût jamais obligé de recourir en Europe, ce qui causerait des frais considérables, que la pauvre Eglise du Canada ne pourrait supporter, et auxquels les peuples, partie par indigence, partie par défaut de zèle, ne fourniraient pas, ou ne le feraient qu'à regret, et avec murmure, Sa Sainteté, touchée de ces raisons, et de quelques autres inconvénients que je détaillais, m'accorda, par un Bref en date du 9 avril 1766, et de la huitième année de son pontificat, la permission de me choisir un coadjuteur, en m'ordonnant de m'adresser à son Nonce résidant à Paris.

" Pendant quatre ans, j'ai demandé avec instance à Son Excellence M. Carleton, notre gouverneur, d'exécuter cette affaire, sans en pouvoir obtenir la permission jusqu'à ce jour. Sur le point de partir pour Londres, cet illustre et gracieux gouverneur, aussi favorable à notre religion qu'il le peut être sous le gouvernement britannique, m'a proposé pour mon coadjuteur M. Louis-Philippe Mariauchau Desglis, ancien curé de ce diocèse, homme distingué par sa naissance, et qui donne depuis plus de trente-cinq ans dans la conduite de sa paroisse des marques de son zèle et de sa prudence.

" Je puis répondre, et je réponds en effet de l'intégrité de sa foi, d'une bonne réputation parmi le peuple, qu'il est con-

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