‹ L'eglise du CanadaChapitre 101 sur 197 · Archiv. de l'Ev. de Q., Rég. C., p. 278 vo, 21 oct · texte numérisé non relu

Archiv. de l'Ev. de Q., Rég. C., p. 278 vo, 21 oct

l’'Achigan ; M. Bourg part pour les missions de l’Acadie, où il rencontre M. MacDonald et s'entend avec lui pour la desserte des différents postes acadiens ; et au bout de quelque temps il écrit à M£' Briand pour lui rendre compte de ses travaux: la lettre est accompagnée d’un quart d’huîtres,— mets non moins apprécié à Québec que les belles poires que M. Montgolfier envoie chaque automne de Montréal®.

L'année suivante (1774), M. Bourg devient vicaire général de toute l’Acadie, avec recommandation de s’occuper spécialement du Nouveau-Brunswick. Voilà donc qu’à cette date il n’y a pas moins de trois grands vicaires, missionnaires en Acadie : et quels admirables missionnaires ! Le P. LaBrosse, James MacDonald et M. Bourg. LaBrosse a tout un continent à desservir: au sud, à partir de Cacouna en descendant; au nord, tous les postes, également en descendant, à partir de Tadoussac. C’est même dans ce dernier poste qu’il mourra en 1782, dans l'exercice du saint ministère, et il y sera remplacé quelque temps après par M. Parent, l’ancien curé de Beaumont. James MacDonald, le dévouement, le zèle, la dignité personnifée, le grand missionnaire écossais dont on parle encore dans les provinces maritimes! Sa carrière, malheureusement trop courte, finit en 1785; il meurt, après avoir abrégé ses jours par un travail incessant au service de ses compatriotes écossais et des Acadiens. M. Bourg reste seul, vicaire général pour toute l’Acadie, «où il fait beaucoup de bien, » écrit l'Evêque à l’abbé de l’Ile-Dieu?. Il attend, d'année en année, les deux autres Acadiens qui ont étudié avec lui et M. Bro au collège de Saint-Servan; maïs il ne viennent pas, empêchés sans doute de passer au Canada par la poli-

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