‹ L'eglise du CanadaChapitre 116 sur 197 · Ibid., lettre du 22 avril · texte numérisé non relu

Ibid., lettre du 22 avril

que vous osez énoncer, je n'ai que ceci À vous dire : le Roi vous ordoune expressément de ne jamais retenir ou supprimer une lettre quelconque, adressée au Secrétaire d'Etat, qui peut tomber entre vos mains, ni l'ouvrir, sous quelque prétexte que ce soit, si elle est scellée 2 ».

C’en était trop pour la vanité et la suffisance de ce pauvre Haldimand: il en fit une maladie; et cette maladie, compliquée des suites d'une chute qu’il avait faite nous ne savons où ni comment, l’engagea à écrire à Shelburne, dans l’été de 1782, pour avoir un congé d’absence qui lui permît d'aller subir un traitement à quelque station de Bains Chauds, pour se refaire. Il espérait que Carleton, qui était alors à New-Vork, se ferait un plaisir de venir le remplacer quelque temps à Québec. Mais Carleton était-il bien aise de venir prendre sa place, à cette époque, même pour un temps limité? A quelqu'un qui lui écrivit sans doute de la part d'Haldimand :

« 11 m'est impossible, répond-il, d'aller dans votre Province cet automne, et très peu probable que j'y aille en aucun temps. Je n’ai pas quitté ce gouvernement pour y retourner ».

Et à Haldimand lui-même il écrit quelques semaines plus tard:

« J'ai fait savoir à Votre Excellence par une lettre du 6 septembre que je ne me proposais nullement d’aller au Canada, et que je ne prévoyais aucune occasion qui pâût m'engager à y aller. J’ai aujourd’hui à vous informer, d’après une dépêche de Londres, que je ne dois plus entretenir cette idée, et qu'aucune occasion ne pourra me faire passer au Canada. Vous devez donc renoncer vous-même à votre projet d'obtenir un congé temporaire d'absence # »,

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