Archiv. de l'Ev. de Q., Rég. D.-E., 22 août
19. Dr Meilleur, Mémorial de l'Education du Bas-Canada, p. 57.
prêtres dans la cathédrale %, Mais il est certain, également, qu’il revint à Montréal dans le cours de novembre, car il fit une autre ordination de prêtres le 25 de ce mois dans l’église paroissiale de cette ville, et tout nous porte À croire qu’il ne retourna pas à Québec, mais passa l'hiver au Séminaire de Montréal: ce fut en effet M# Briand qui fit deux ordinations à la prêtrise dans la chapelle intérieure du Séminaire de Québec, l’une le 9 décembre 1787, et une autre le 16 février 1788.
C’est donc probablement de Montréal que, dans l’au-
, tomne, ME Hubert écrivit à M. de Villars, à Paris, pour
lui rendre compte, à lui aussi, de sa visite pastorale :
‘! Je m'empresse de vous apprendre, dit-il, qu’un de mes premiers soins, après ma consécration, a été de commencer. la visite du diocèse, qui n'avait pas été faite depuis quatorze ans. Je n’ai encore pu visiter que la moitié du district de Montréal, où plus de neuf mille personnes ont été confirmées. J'ai remarqué beaucoup de foi et de piété dans les peuples, beaucoup de relâchement dans le clergé. Aussi je tâcherai, conformément à vos avis, de ne laisser entrer dans le sacerdoce que des hommes capables d’édifier par leurs paroles et par leur exemple. Dieu veuille que j'en trouve un nombre suffisant !...
« Je prie souvent pour vous, persuadé qu’en cela je prie pour l'Eglise du Canada, que vos travaux ont soutenue en grande partie. »
Hélas ! nous étions à la veille de perdre ce grand soutien de notre Eglise, ce prêtre admirable qui, à l'exemple de l’abbé de l’Ile-Dieu qu’il avait remplacé, était à Paris le
20. Rég. D. E., Prêtrise de J. B. Bouché et d'Antoine Desforges.— J. B. Bouché est l’auteur du beau cantique Nous vous invoquons tous, qui se trouve dans le “ Recueil des cantiques à l’usage des missions ” qu'il publia et dédia à Mgr Desglis. Il mourut en 1839 à l'âge de 78 ans. Son père vivait encore et avait 99 ans. (Tanguay, Répertoire du Clergé, p. 137).
correspondant et le protecteur de nos communautés religieuses. M. de Villars mourut en 1789 au Séminaire des Missions-Etrangères. Ecrivant à M. Hody, qui lui avait succédé comme supérieur :
«La mort du respectable M. de Villars m'a sensiblement touché, disait M# Briand. Les grands services qu’il rendait à l'Eglise me faisaient espérer que Dieu le conserverait plus longtemps. Je n’ai presque pas cessé de prier chaque jour pour lui. Il a beaucoup travaillé pour le diocèse de Québec auprès des évêques de France et autres seigneurs qu'il connaissait. Je ne doute pas que Dieu ne l'en ait déjà récompensé 1».
«Nousavons perdu M. de Villars! écrivait une religieuse de Paris aux Ursulines de Québec. J'ai appris sa maladie en lui faisant tenir votre lettre. Il n’a pas pu la lire, tant ses souffrances étaient grandes... J'ai appris qu’il a péri par un accès de goutte, qui avait trompé le médecin, qui le traitait pour une autre maladie. Mais Dieu la permis pour récompenser ce digne ministre, car c'était un saint. I1 ny a pas lieu de douter qu’il ne soit déjà en possession du bonheur éternel *?».
21. Lettre de Mgr Briand à M. Hody, à Paris, 25 oct. 1780. 22. Les Ursulines de Q., t. III, p. 193.