‹ L'eglise du CanadaChapitre 185 sur 197 · Mand. des Ev. de Q., t. 1], p · texte numérisé non relu

Mand. des Ev. de Q., t. 1], p

Ce devoir rempli le 14 juin, c’est-à-dire le surlendemain de son accession à l’Evêché-de Québec, il se tourne vers ses curés, les collaborateurs de son œuvre pastorale, et leur adresse à leur tour la parole:

« Messieurs, dit-il, les occupations extrêmes, et l'obligation où nous sommes de reprendre incessamment la visite pastorale de ce diocèse, ne nous permettant pas de vous écrire dans la manière qu’il conviendrait de le faire dans les circonstances présentes, nous nous contentons de vous annoncer qu'ayant plu à Dieu d'appeler à lui notre illustre Prédécesseur, la Providence vient de nous conduire sur le siège épiscopal de Québec. C’est du Ciel seul, et des vœux que vous voudrez bien lui adresser, que nous attendons les grâces nécessaires pour remplir dignement ce pénible et dangereux emploi. C’est pourquoi nous nous recommandons avec confiance à vos prières et saints sacrifices pour tous les jours de notre vie, et particulièrement le 19 novembre qui est celui de notre consécration.

« Les pouvoirs extraordinaires dont jouissent les prêtres de ce diocèse, soit qu’ils les tiennent de nous ou de nos prédécesseurs, continueront jusqu’au premier de janvier prochain, auquel temps nous prendrons des arrangements stables à ce sujet !. »

Et il ajoutait en postscriptum :

« Ceux d’entre vous qui n’ont point encore chanté de service solennel pour le repos de l’Ââme de monseigneur défunt, sont invités à le faire au plus tôt.»

Deux jours après, le 17 juin, il écrit à M. Dufau, prêtre de Saint-Sulpice, qui lui a succédé comme missionnaire au Détroit, pour lui continuer tous les pouvoirs extraordiuaires qu’il a reçus le 25 juillet 1786. Le territoire de

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