‹ L'eglise du CanadaChapitre 42 sur 197 · Vie de Mgr de Laval, t. IT, p · texte numérisé non relu

Vie de Mgr de Laval, t. IT, p

est avec les fidèles de Québec, et les exhorte à la prière et à l'espérance. Au lieu qu’en 1690 les offices publics, dans les églises, continuent comme de coutume et les cloches se font entendre comme à l'ordinaire 5, en 1775 les offices solennels sont interrompus, et cela, dit M£' Briand, « par la juste crainte d'exposer des vies qui nous sont si chères 1. » Les cloches ne sonnent plus que pour le tocsin et les signaux de guerre. Les pieuses religieuses de nos communautés, les Hospitalières de l'Hôtel-Dieu et les Ursulines *, ferment leur église, par ordre de l’Evêque, et descendent pour leurs exercices réguliers dans les voûtes de leur monastère 1, ces bonnes vieilles voûtes françaises comme il ne s’en fait plus, qui ont résisté à tant d'épreuves, et tout spécialement au siège de 1759. C'est dans ces voûtes qu’elles lèvent les mains au Ciel et appellent au secours de nos miliciens les anges tutélaires de notre ville, pour que ces esprits de lumière leur donnent la force et le courage dont ils ont besoin, et en même temps chassent les esprits de ténèbres—spiritualia nequitiæ —qui ont obscurci la vue, ordinairement si claire et si juste, de nos populations cauadiennes: milice précieuse, ces saintes filles armées du glaive de la prière, des bonnes œuvres et de la mortification, ces armes de lumière, dont parle l’Apôtre—arma lucis . Quand elles ont fini leurs exercices spirituels, elles sortent de leurs voûtes et montent, les

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