‹ L'eglise du CanadaChapitre 65 sur 197 · Le Collège, sans doute, de M. Curatteau · texte numérisé non relu

Le Collège, sans doute, de M. Curatteau

de la ville ou de la campagne. Je ferai honneur à sa dépense pour tout le temps qu’on jugera nécessaire... Je suis un téméraire de m'adresser ainsi à Votre Éindetit, ajoute-t-il, mais la charité hasarde tout 5...»

Malgré toutes nos recherches, nous n'avons rien trouvé qui pût nous faire connaître ce qu’il advint de ce jeune prêtre hongrois. Maïs nous ne croyons pas qu’il ait trouvé à se placer à Québec. ME Briand qui connaissait l’histoire de cet autre étranger qui faisait son grand séminaire au Lac des Deux-Montagnes, et qui avait même refusé de Padmettre à faire sa théologie au Séminaire de Québec ®, m'était probablement pas d'humeur à garder dans son diocèse ce prêtre hongrois qu’il ne connaissait pas, dans un temps, surtout, où, suivant la remarque de M. Montgolfier lui-même, « un mauvais sujet était à craindre plus que jamais 7. »

Voici maintenant l’histoire de celui qui était à la mission du Lac des Deux-Montagnes, sous la direction de M. Besson de la Garde . Son nom était Antoine-Théodore Braün. Nous laisserons parler M. Montgolfier lui-même : il écrit, cette fois, au gouverneur Haldimand :

«Il y a environ dix ans°, dit-il, qu’un jeune homme sous-diacre, du diocèse de Trèves, en Allemagne, et religieux profès dans une communauté, s'étant laissé surprendre par une inclination de tendresse, s'enfuit sécrètement de son monastère; et avec la personne qu’il aimait il fut se réfugier en Angleterre. Là, se trouvant bientôt dans la

5. Lettre de M. Montgolfier à Mgr Briand, 10 et 13 juillet 1779.

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