Lettre de Mgr Desglis à M. Gravé, 25 juillet
24. Recherches historiques, t. VII, p. 178; t. X, p. 120, 161. 25. Hist. de la Seigneurie de Lauzon, t. II, p. 125.
26. I1 paraît qu'on n’en construisit pas moins de sept cents.
Il fallait ouvrir des chemins de communication au Fort Saint-Jean; il y avait une foule de travaux à faire: et tout cela se faisait par corvées, au grand désespoir de nos pauvres Canadiens, qui auraient préféré s'occuper de la culture de leurs terres.
Burgoyne, le favori du ministère d’alors, et de Lord Germaine, en particulier, avait reçu le commandement exclusif de l’armée. Carleton dut se contenter de l’administration civile du pays, gardant seulement trois mille hommes pour le protéger contre toute invasion et y maintenir l’ordre. Burgoyne avait environ neuf mille soldats sous ses ordres. Il n’y eut que cent cinquante Canadiens qui voulurent prendre part à cette expédition. Les habitants en général avaient décidé de garder une stricte neutralité; et rien ne put les ébranler dans cette résolution, pas même les appels de la France, ceux du comte d’Estaing, en particulier. La France, en effet, venait d’embrasser la cause de l’Indépendance américaine; et si l’on en croit l’annaliste des Ursulines, « l’espoir de retourner à la France s'était réveillé au fond des cœurs Canadiens, à l'intervention de notre ancienne mère patrie dans les affaires d'Amérique *.» Nous croyons, cependant, avec Garneau, que les appels de la France «n’eurent aucun écho dans les chaumières canadiennes #.» Rien n’indique, du reste, que M£"' Briand soit intervenu, cette fois, pour engager les Canadiens à s’enrôler dans les troupes de Burgoyne et à prendre part à son expédition.
Nous n’avons rien trouvé, nou plus, dans les documents, qui implique le clergé canadien dans une intervention quelconque en faveur de la France. Haidimand fit beaucoup d’in-