Hist. du Canada, t. II, p
sinuations *, mais se garda bien de les appuyer sur des faits. Au contraire, écrivant un jour à M£ Briand, il lui dit: «Je connais très bien la bonne conduite du Clergé du Canada envers le Gouvernement %,» S'il y eut des curés qui firent du zèle, comme Porlier, par exemple, à Saint-Ours, Martel à Sorel, Saint-Onge aux Trois-Rivières, ce fut en faveur de l'Angleterre.
Dans une lettre en date du 12 juin 1777, M. Montgolfier informait ME Briand que les troupes de Burgoyne allaient bientôt se mettre en marche:
« Des missionnaires, ajoutait-il, accompagnent tous les détachements canadiens. »
De ces missionnaires, nous n’en connaissons qu’un, Jean MacKenna, prêtre irlandais, récemment arrivé d'Irlande !. Il accompagnait le corps expéditionnaire, qui devait, sous les ordres du colonel Saint-Léger, faire une diversion pour dérouter l'ennemi, se rendre au Fort Stanwix, en passant par Oswégo, s'emparer de ce Fort, pour aller rejoindre l’armée du général Burgoyne du côté d’Albany.
MacKenna * était un prêtre du diocèse de Meath, venu au Canada avec d'excellentes lettres de recommandation de son évêque, et les plus amples pouvoirs de la Propagande : |
« Il m'a paru, disait l'Evêque de Meath, d’une vie éprouvée, d'excellentes mœurs, d’une doctrine saine, et je n'ai pas hésité à lui donner de grands pouvoirs dans mon diocèse, où il a desservi les Ecossais, les Irlandais, les Anglais,
20. Archiv. du Canada, B. 53, passim, lettres de Haldimand à Germaine, 14 sept. 1770, 23 oct. 1780, 5 juillet 1781.