‹ L'eglise du CanadaChapitre 72 sur 197 · Ibid., B. 66, lettre du 13 juin · texte numérisé non relu

Ibid., B. 66, lettre du 13 juin

31. li repassa en Europe l’année suivante (1778), en même temps qu'un abbé Munro, dont nous ne connaissons que le nom, mais qui était peut-être attaché, lui aussi, aux troupes de Burgoyne.

32. Encore un dont le nom ne se trouve ni dans Tanguay, ni dans Noiseux.

et même les Allemands, avec beaucoup de zèle, de prudence, de succès, et à notre grande consolation. A la vue de ses mérites, et plein de reconnaissance à son égard, nous le recommandons à tous les évêques et archevêques et autres Prélats auxquels il pourra s'adresser #...»

Du Fort Stanwix, ou, plus précisément, d’un endroit appelé Wood Creek, M. MacKenna écrivait le 10 août une belle lettre en latin à M. Montgolfier, dans laquelle il lui annonçait que trois jours auparavant le colonel Johnson ayant attaqué les Bostonnais à trois lieues du Fort, en avait tué deux cents, parmi lesquels étaient leur général Harkiman et plusieurs de leurs principaux officiers. La victoire avait été complète :

« M. de Saint-Léger, ajoutait-il, est à la tête des troupes qui assiègent le Fort. Tous nos Canadiens, MM. Roy, Well, Stones, De Salaberry, Vasal, Bazin, sont bien. Nous sommes tous de bonne humeur. Seulement, il m’est bien difficile de dire la messe tous les jours, à cause de la guerre. »

M. MacKenna priait ensuite M. Montgolfer de présenter ses saluts à tous les messieurs du Séminaire, et aussi au P. Well, de la Compaguie de Jésus ff.

Hélas! quelques jours après, tous les Sauvages, au nombre de plus de cinq cents, que commandait M. de LaCorne Saint-Luc, l’abandonnaïient et prenaient la fuite. Saint-

Léger lui-même était en déroute avec tout son corps d'armée:

« M. de Saint-Léger est de retour à Montréal, écrit M. Montgolfier à M£' Briand ; le reste de sa troupe, nue et épuisée de misère, est encore à Lachine 5, »

Le désastre de Saïnt-Léger n’était que le prélude de ce

33. Archiv. de l’'Ev. de Q., Reg. C., pièce du 12 août 1776. 34. Ibid., lettre du 10 août 1777.

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