‹ L'eglise du CanadaChapitre 80 sur 197 · Documents Constitutionnels, p · texte numérisé non relu

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$. Jean, XXI, 15.

quence, l’Acte de Québec alloue « à la personne chargée du contrôle de l'Eglise Romaine», c’est-à-dire à l’Evêque, une gratification annuelle de deux cents louis sterling °; il reconnaît également aux titulaires d’une paroisse «le droit de recevoir les dîmes » des habitants, les protestants exceptés.

Disons, en passant, que la gratification annuelle de deux cents louis sterling, accordée à l’Evêque par l’Acte de Québec, lui était toujours exactement payée 1.

A notre Eglise catholique simplement «tolérée », Carleton montra toujours autant de considération que si elle avait été une Eglise établie. On ne cite pas un cas où il aurait manqué d’égards au plus humble missionnaire :

« Rendons grâces à Dieu, écrivait un jour ME Briand, de nous avoir donné un Gouverneur si bien prévenu en faveur des ecclésiastiques et si favorable à notre sainte religion. »

« Son Excellence, écrit-il encore, s'adresse à moi en toute occasion, quand il s’agit de quelque chose qui regarde MM. les Curés...» Et il ajoutait: « Je ne fais rien contre le sentiment de M. Carleton; je connais combien est utile au bien public la bonne harmonie entre l'Eglise et l'Etat !1, »

« Le général Carleton, écrit l’annaliste de l’Hôpital-Général, procure une liberté très grande d’exercer notre religion publiquement et avec agrément. Il exige des protestants un grand respect lorsqu'ils se rencontrent à quelqu’une de nos cérémonies. Les processions se font dans les rues comme du temps des Français, avec la milice sous les armes ©...»

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