PIÈCES JUSTIFICATIVES
■tfniT DE U GOMMIUIOV CEHTRALE DE COtEESPOVDAICB DE! AlTt ?E£f IL KUMICIPAUTÉ DU MAIf,
^ LSS ÉVÉREMENS RELATIFS A LARRIVÉB DE l'aRMÉE VENDÉENNE DANS LE DÉPARTEMENT DE LA SARTHE^ AU MOIS DE DÉCEMBRE 1793.
U formation de Tarmée vendéenne^ sa course rapide dans les %rtements de l'Ouest, sa traversée dans celui de la Sarthe, son ^yk et séjour dans la commime du Mans, sont de ces événe- >WîH8 ([ui resteront gravés dans la mémoire de nos conterapo- ^^, et feront époque dans les annales (de la République fran- S&ûeJ et du pays que nous habitons.
Nous devons à la bravoure des troupes républicaines, à la posi- *wn topographique de cette cité, de n'avoir pas été longtemps ttposés aux horreurs qu'entraîne ordinairement la guerre civile; ^ si nous n'avions à gémir sur quelques actes barbares de certains hommes exaltés dans leur opinion, et exaspérés par la vue <te leurs propriétés dévastées, nous pourrions dire que cette armée i été la principale victime de son entreprise, et qu'elle a trouvé li mort et presque sa défaite totale, dans les lieux où, enhardie pur des succès éphémères, elle s'était cnie certaine de la victoire.
La commission centrale de correspondance des arts, chargée par l'administration municipale de remplir les vues du département, en recueillant les faits relatifs à cet événement, n'a pas cru pouvoir mieux seconder le but que se propose le gouvernement, qu'en invitant ceux de ses concitoyens qui ont pu être témoins des faits, soit par leur service dans la garde nationale, soit par la situation de leiu* domicile, de vouloir bien faire passer à celui des membres de la commission chargé de les recueillir, les notes particulières de ce qui était pai'venu à leur connaissance. Ce sont ces notes qui fondues les unes avec les autres forment, l'ensemble du récit, au fond duquel la commission n'a rien pré — tendu ajouter ni diminuer; les collaborateurs ont été invités d se réunir pour en entendre la lecture, afin que chacun d'e reconnaisse que les événements ont été rapportés avec exacti tude.
Elle a cru ne devoir conserver des anecdotes particulières qui ce qui peut être utile pour faire connoître le motif de cett armée, signaler le caractère de ses chefs, les espérances qu'il
fondoient sur l'insurrection et les moyens dont ils ont usé pou^r* l'exciter, la propager et parvenir à leurs fins; elle nommera ceuac des généraux républicains qui ont le plus œntribué à détruin? cette armée par leurs soins et constance infatigable à la pour— suivre.
Tous ces faits attestés par des hommes dignes de foi doivent passer à la postérité revêtus du sceau de la vérité, et considérés comme authentiques par les écrivains qui consacrent leur temps et leurs veilles à réunir les matériaux pour l'histoire.