AVANTAGE MOMENTANE DES VENDEENS
Le combat commença et s'engagea très sérieusement vers une heure de l' après midi ; les Vendéens plièrent un moment, mais firent à leur tour reculer l'armée de Mayence, la mirent en déroute complète, la poursuivirent avec une ardem- incroyable pendant une lieue et demie; le courage se ranima; plusieurs qui étoient en sabots les quiitèrent pour poiu^uivre les fuyards, lais-
sèrent leurs canons plus de trois quarts de lieues derrière qui occasionna leur perte.
Les Mayençois pourchassés à outrance se débandèrent, où ils purent, les uns par la route de Lucé gagnèrent Parigné, le Château-du-Loir, le Lude, d'autres par celle ( Calais allèrent à Ârdenay, Boulouère, etc. Cette fuite pi répandit Talarme et fit croire pendant quelques heures Vendéens avoient remporté la victoire ; d'autant mieu route de Saint-Calais étoit couverte de voitures, chariots de monde et d'eflets et suivis par des bestiaux de toute es]
Dans ce canton là un nommé de Caen qui conmiandoi tachement de troupes républicaines, placé à Parigné, eni municipalités de Saint-Mars-la-Brière, Saint-Dcnis-du-T Ardenay un ordre signé de lui de couper tous les ponts, et ment celui qui venoit d'être construit sur le Narais, petit sur la route d'Orléans, qui tombe dans l'Huisne ; mais le cipaux et agents des communes réunis refusèrent d'obe ordres par diflércntes raisons :
lo II n'y avoit pas d'apparence ni probabilité que les Y prissent cette route ;
^ Quand même ils l'auroient prise, la coupure du poi auroit pas empêchés de passer la rivière du Narais gu< plusieurs endroits ;
30 Ils craignoicnt et avec quelque raison, que le pont coupé, ne fut pas éltôt réparé, ce qui eût intercepté la co cation avec Vendôme, Blois, Orléans, au grand préj commerce et de l'agriculture.
DÉROUTE DE l' ARMÉE VENDÉENNE ET SON ENTIÈRE EXPl