‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 22 sur 135 · Soz., VII, G. — ThOod., v, lij · texte numérisé non relu

Soz., VII, G. — ThOod., v, lij

92 LA SÉDITION d'AjSTIOCUE

ajoutait la loi, se lève pour transgresser cette défense, permission est donnée à tous ceux que charme la beauté du vrai culte ^ de courir sus aux réfraclaires pour les chasser par la conspiration de lous les gens de bien *. »

Peu de jours après, de nouvelles et plus sévères dispositions vinrent attester que le pas était franchi et que les incertitudes momentanées de l'empereur étaient pour jamais dissipées. Menace de confisquer au profit du fisc les maisons où se tiendraient les assemblées illicites; peine du bannissement contre ceux qui se laisseraient ordonner prêtres ou évêques des sectes schismaliques, ou s'institueraient eux-mêmes professeurs de l'erreur. L'exécution de ces mesures de rigueur fut confiée aux magistrats, sous leur responsabilité personnelle, et toute négligence dut être suivie de destitution ou de châtiment ^ En face d'une résolution si nette, le concile devenait inutile : évidemment, aux yeux de Tliéodose, le temps des discussions était passé; les évêques se séparèrent sans s'être même officiellement réunis*.

■I. Ouos rectae observantiae cultus et pulchritudo delectat.

2. Commiini omnium bonorum conspiratione pellatur. Cod. Theod., ' XVI, t. 5, 1. 11. '

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