‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 26 sur 135 · Ibid., pp. IG · texte numérisé non relu

Ibid., pp. IG

lÛG LA SÉDITION D'ANTIOCnE

paraison avec les victoires de son cher Julien, enlevé de la terre au milieu même de ses triomphes. « Enfin, ajoutait-il par un dilemme pressant, sommes-nous condamnés ou non? Si nous le sommes, pourquoi ne nous éloignez-vous pas, nous qui jurons encore par les dieux? Pourquoi nous confiez-vous des magistratures? Pourquoi nous admettez-vous à votre table? Si nous ne le sommes pas, de quel droit ceux-ci font-ils invasion sur ce qui nous appartient? Parlez, Empereur; si vous approuvez ce qui se passe, nous souffrirons et nous montrerons, non sans douleur, que nous savons ce que c'est que l'obéissance; mais si, sans votre permission, ces hommes de rien osent pénétrer dans nos retraites et détruire nos murailles chéries, sachez que les possesseurs de ces campagnes dévastées ne manqueront pas de venir en aide eux-mêmes à leurs droits et à votre loi *. » En traçant ces lignes dans le silence de son cabinet, en se les déclamant à lui-même à portes closes, Libanius s'exaltait sans doute dans la pensée de son prochain courage II se voyait déjà seul, debout devant l'empereur, bravant les murmures et les regards furieux des courtisans 2. Rien n'indique pourtant que la pièce de liiétoriqueune fois terminée, il ait ni trouvé ni cherché l'occasion d'aller à Constantinople en essayer l'effet. Nul historien ne fait mention de ce défi jeté au parti

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