‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 28 sur 135 · Artis prelio quam divinitate metieuda · texte numérisé non relu

Artis prelio quam divinitate metieuda

ricnco cppeiulanl ait soin, en pernieltaiit d'y venir offrir des vœux, qu'on ne pense pas pour cela que l'usage des sacrifices y soit licite *. »

Puis, peu de temps après, la ville d'x\lexandrie lui ayant envoyé des députés pour se plaindre des délations qui assiégeaient encore les oreilles du gouverneur et menaçaient la sécurité de tous les citoyens, il manda à Cynégius lui-même de faire exécuter sévèrement les lois qui réprimaient cette odieuse pratique : « Vivez donc en paix, dit-il aux députés, gardez et cultivez vos patrimoines, comme le demande le bonheur de notre temps. » Sous l'influence de ces paroles modératrices, l'agitation se calma peu à peu, et les païens euxmêmes, qui s'étaient crus perdus sans ressource, se trouvant heureux d'obtenir quelque répit, remercièrent Théodose de sa clémence, tandis que les temples ouverts, mais délaissés, offraient aux regards des passants le spectacle instructif de leurs autels sans honneurs.

Trois années de paix suivirent cette alternative habilement ménagée de rigueur et d'indulgence, trois années les plus calmes peut-être et les plus prospères que Constantinople, depuis la mort de son fondateur, eût vu coûter à aucun de ses maîtres. Nul trouble au dedans, luUe inquiétude au dehors ; pas un souffle sur le )anube. Des bords du Tigre partait une ambassade îhvoyée par un souverain enfant, débile successeur du

Page 1