‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 34 sur 135 · s. Jean Chrys. — Liban., loc. cit · texte numérisé non relu

s. Jean Chrys. — Liban., loc. cit

ET LA ILUSÉCUTION DE MILAN. ISl

quand ils reparurent sur la place publique, et Tenthousiasme fut au comble lorsque Césaire déclara que Iniinème allait se rendre à Conslantinople pour intercéder en faveur de la ville, tandis que son collègue resterait pour y maintenir l'ordre. Les solitaires olïrirent d'accompagner, de devancer même les magistrats, « Non, dit Césaire, ce serait trop de fatigue ^îonr vous. Donnezmoi seulement des lettres qui attestent que no'us n'avons cédé qu'à volie intercession. » Parmi les saints personnages peu savaient écrire, presque aucun ne savait le grec. Quelques-uns tinrent la plume pour tous, et, dans \m langage d'une franchise tout évangélique, ils avertirent l'empereur de songer à son dernier jour et au jugement de Dieu. Césaire, muni de ces lettres de créance d'un nouveau genre, partit pour sa mission. La démarche ne faisait pas moins d'honneur à ses seutimenls personnels qu'à la réputation de l'empereur, qu'on espérait lléchir et qu'on ne craignait pas d'offenser par de telles admonestations K

Césaire fit route jour et nuit, ne descendant de voiture, ni pour changer de vêtements, ni pour prendre ses repas. Grâce à cette diligence inaccoutumée et aux relais de poste distribués d'avance sur toutes les roules, il eut franchi en six jours les trois cents lieues qui séparaient Autioche de Constantinople , et le -mercredi de la quatrième semaine de carême, avant midi,

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