Ab liis ipsis qui dissentire noscuntur
payeront leur faute de leur tête. Le même supplice atteindra ceux qui feront des supplications, soit publiques, soit privées, contre cette disposition de notre volonté*. »
Il était difficile de désigner plus clairement Ambroise, et de le serrer plus étroitement dans l'alternative de désobéir ou à la loi de l'empire, ou à celle de Dieu. Et, en effet, bien que la menace fût générale et répandît parmi tous les catholiques d'Occident une consternation universelle, ce fut à Ambioise d'abord qu'on en fit l'application. La demande de l'année précédente fut aussitôt reproduite. Ce fut encore la basilique Porlienne qui fut désignée comme le lieu qui devait être rendu au culte des Ariens. Mais celte fois ce n'était plus un simple ordre du conseil, c'était une loi générale, investie de cette majesté de l'omnipotence populaire dont l'empereur était, aux yeux des jurisconsultes romains, l'auguste représentant. Pour un patriote élevé dans le culte de Rome, l'angoisse dut être grande ; mais l'incertitude n'exista môme pas. Ambroise reprit exactement le même terrain que l'année précédente : point de concession volontaire, point de résistance armée et violente. « Dieu me préserve, dit-il, de livrer l'héritage de Jésus-Christ. Naboth n'a point livré la vigne de ses pères : moi, je céderais la maison de Dieu!... l'héritage de Denys, qui est mort en exil pour la