S. Amb., Vita a Paulino scripta, p
LA l'OLlTlQUE DE SAINT AM nP.OI SE. 1!7
son aiulace. An contraire, et comme s'il oiil voulu bien marquer la iliirt'rence des deux cours, il saisil ce monit'Ul même pour faire remise aux calh<tli(iues de la seule basilique qu'il eût laissée jusque-là entre les mains des Ariens. Ambroise, en écbange, lui fit liommage de ce traité sur le Saint-Esprit qui lui avait été si instamnicut demandé, et qu'il avait mis deux annci entières à composer. C'était une suite de textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, suivie de commentaires dans lesquels rins[iiratiou des ouvrages piécédemment écrits sur le même sujet par Allianase et Basile était très-visible. La personne divine du Saint- Esprit y est retrouvée dans les Écritures sous mille formes et ^ous mille noms différents. Il est la lumière, la vie, la source; il sort de la bouche de Dieu ; il est l'onction on l'eau sainte dont les âmes sont enduites ou arrosées. « Voyez, dit Ambroise, le Seigneur se dépouillant de ses vêlements et se ceignant les reins d'un linge, versant de l'eau dans une aiguière et lavant les pieds de ses disciples. Cette eau était la rosée céleste... Tendons-lui les pieds de nos âmes'... Vei'oz, Seigneur Jésus, dépouillez ces vêlements que vous avez pris pour nous; soyez nu pour me vêtir de votre miséricorde; ceignez -vous pour nous ceindre aussi d'mimortalité... Que votre majesté est grande! vous lavez les pieds de vos disciples comme un servileiii-, comme un Dieu, vous envoyez la rosée du ciel... Que