‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 6 sur 135 · Et nunc e\tendantiir pedes animorum nostrorum · texte numérisé non relu

Et nunc e\tendantiir pedes animorum nostrorum

cette eau vienne donc, ô Seigneur, sur mon âme et sur ma chair, et que sous riuiniidité de celte pluie les vallées de nos âmes et les champs de nos cœurs reverdissent.... C'est, ajoute le saint auteur, votre prérogative singulière de racheter le monde entier en rachetant quelques-uns. Élie fut envoyé à une seule veuve ; Elisée purifia un seul malade : vous, Seigneur Jésus, vous avez purifié des milliers d'âmes en un seul jour. Combien à Rome, combien à Alexandrie, combien à Antioche, combien même à Constantinople ! Car Constanlinople même vient de recevoir le Verbe de Dieu, et celte cilé a mérité d'obtenir des témoignages éclatants de votre jugement. Tout le temps, en elîel, qu'elle récliauffait dans ses entrailles le venin de l'Arianisme, ses frontières étaient inquiétées par la guerre, ses murailles entendaient le bruit des armes. Mais depuis qu'elle a repoussé ceux qui avaient banni la foi, cet ennemi même qu'elle avait toujours craint, ceGoth qui se vantait de juger les rois, elle l'a vu venir vers elle en suppliant; elle a célébré elle-même ses funérailles, et garde sa dépouille. Combien donc, et à Constantinople et dans tout le monde, celle parole a purifié d'hommes! Ce n'est pas Damase, ce n'est pas Pierre, ce n'est pas Ambroise, ce n'est aucun de vos autres serviteurs qui ont fait ces choses : c'est l'esprit de vos sacrements'. »

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