‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 50 sur 135 · LA SÉDITION d'ANTIOCIIE · texte numérisé non relu

LA SÉDITION d'ANTIOCIIE

î'Grmetlaient de croire Ambroise en faute. En conséquence, avant même qu'Ambroise fût de retour, une nouvelle ambassade fut sur-le-champ expédiée pour réparer r('cliec de la première. On la confia à un Syrien nommé Domnin, vieilli dans les affaires et rer.ommé par son expérience politique. Domnin eut pour mission spéciale d'aller panser les blessures qu'avait aigries la main trop rude d'Ambroise ^

Domnin partit, un peu inquiet de l'accueil qu'il .' liait recevoir. Grande fut sa surprise de ne trouver en rrrivant aucune des difficultés qu'il adendait. Au conraire, toutes les portes du palais lui furent ouvertes, Maxime l'accueillit le visage souriant. On écouta jusqu'au bout toutes ses communications, toutes ses excuses; tout fut pris pour bon sans discussion, et sur tous les points on lui fit espérer une solution favorable. Émerveillé de ce changement à vue, dont il s'attribuait secrètement le mérite, Domuiu se hâta d'écrire à sa cour que Maxime était un homme calomnié, et que Yalenlinien n'aurait pas de meilleur ami, pourvu qu'on sût le prendre.

L'explicaîion de cet accueil inattendu était plus simple que ne le soupçonnait la vanité du vieux courtisan, et la faveur qu'on lui témoignait n'avait rien de flatteur. En réalité, le ton hautain pris par Ambroise avait jeté Maxime dans une grande perplexité, en lui

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