Symmaque, Ep. ii, 31. — S. Amb., Ep. xl, p
(Ir.igalhe obéit avec répugnance, abandonnant à regret à des mains étrangères la défense des fortifications qu'il s'était flatté d'avoir rendues inexpugnables'.
Théodose n'eut pas plutôt connaissance de ce faux mouvement qu'il fit route vers le nord à grandes marches. 11 était encore paisiblement à Stobé, à peu de distance de Thessalonique, le 14 de juin; moins d'un mois après, il apparaissait en armes à quatre-vingts lieues de là, en pleine Pannonie, sur les bords de la Save, et cependant sur la route il avait eu à réprimer quelques mouvements insurrectionnels survenus parmi les troupes barbares. Il surprit les avant-postes de Maxime, confiés à un général de peu de valeur. Les légions, prises à l'improvistc, eurent à peine le temps (le se mettre en défense, et les cavaliers de Théodose, tout poudreux encore et tout haletants, dit un panégyriste du temps, de la longue route qu'ils, venaient de faire, les chargèrent impétueusement et les culbutèrent dans le fleuve où plusieurs même les suivirent à la nage. Le général lui-même périt et son corps ne put être retrouvé ^
A deux journées de là, à Pettau, ce fut le corps d'armée tout entier qui vint à la rencontre de Théodose. Maxime, cette fois averti, avait fait une marche en avant d'Aquilé;} pour prendre lui-même le commandement. i Mais au dernier moment il n'osa risquer toute sa fortune