‹ L'Église et l'Empire romain au IVe siècle (volume 2)Chapitre 57 sur 135 · Zos., ibid. — Pacatus, Pan. Theod · texte numérisé non relu

Zos., ibid. — Pacatus, Pan. Theod

sur un seul enjeu, et laissa la direction de ses troupes à son frère Marcellin, le même à qui la générosité imposée par Ambroise à Justine avait autrefois sauvé la liberté. Ce n'était pas un militaire sans méiite : ses disposilions furent mieux prises et la journée fut disputée. Mais vers le soir l'avantage se décida en faveur de Théodose, et alors, suivant l'usage de ces guerres civiles, la défection ne tarda pas à changer la défaite en déroute. Dès le lendemain, la moitié des troupes de Maxime était dans le camp de Théodose; le reste se précipitait, n la :?uite du tyran lui-môme, dans les murs d'Aquilée^

Théodose ne les laissa pas respirer longtemps. On a bien raison de dire, s'écrie le même panégyriste, que la victoire est ailée, tant sont rapides les pas de ceux qu'accompagne la fortune. Une première journée lui suffit pour arriver jusqu'à la ville d'Iïémone, qui, seule de toute la province, avait fait quelque résistance au moment de la défection générale, et qui lui ouvrit ses portes avec joie. Les sénateurs , les prêtres païens eux-mêmes, suivis de tout le peuple, vinrent à sa rencontre, en faisant retentir l'air de chants de victoire. Le lendemain il n'était plus qu'à trois milles d'Aquilée, et la nouvelle de sa venue arriva dans la ville avant que Maxime eût pris son parti entre la fuite et la résistance. D'autres se chargèrent de se décider pour lui. Pendant qu'il rassemblait le peu de troupes qui lui restaient, et

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